Pour la 15e édition du Recensement des oiseaux de Noël, nous avons eu droit à des températures de -8°C à -14ºC, un temps assez clément si on tient compte des gros froids enregistrés les journées précédentes. Avec un vent très doux, le froid s’endurait bien. De plus, les conditions routières étaient bonnes, permettant la tenue de l’événement dans des conditions sécuritaires. Trente-cinq personnes réparties en 13 équipes ont participé au recensement.
Dans l’ensemble, les participants auraient été preneurs pour plus d’actions. Les plans d’eau, sans trop de circulation, étant déjà gelés depuis quelques semaines, les groupes d’oiseaux parfois nombreux certaines années comme les bernaches, les goélands et les canards n’étaient pas nombreux au rendez-vous cette année.
La compilation confirme d’ailleurs l’impression que ça manquait d’action, puisque le recensement 2025 est la troisième année avec le plus faible nombre d’individus en 15 ans.
Côté nombres d’espèces vues, avec 44 espèces, c’est la 5e meilleure édition. C’est quand même un bon résultat qui n’est pas étranger au fait que les équipes connaissent bien le territoire. C’est la première fois, dans la courte histoire du recensement de notre cercle, qu’aucune nouvelle espèce n’a pu être ajoutée.
Dans les espèces vues systématiquement à chaque année, le Chardonneret jaune détient la donnée la plus basse de son décompte. Sans battre de record, deux autres espèces se sont distinguées par leur faible dénombrement: Bruant hudsonien et Étourneau sansonnet.
Aucune espèce n’a battu un record du plus haut décompte. Il est avantageux d’avoir plusieurs équipes présentes puisque chaque secteur amène une certaine constance quant à son potentiel. Plusieurs espèces n’ont été vues que dans un secteur cette année. La Buse pattue (secteur C de Lisette Martel), le Durbec des sapins et le Faucon pèlerin (secteur D de Louise Courtemanche), le Gros-bec errant et la Gélinotte huppée (secteur G de Doris Legault), le Goéland hudsonien, le Goéland marin, le Grimpereau brun, le Roselin pourpré, le Grand-duc d’Amérique et le Tarin des pins ( par les équipes du secteur H de Jonathan Roy), le Bruant chanteur et le Faucon émerillon (secteur I de l’équipe de Sylvie Laporte).
Autre fait notoire, avec une déception généralisée, l’oiseau fétiche du Québec, le Harfang des neiges n’a été observé par aucune équipe. Le Canard noir aussi a été absent.
Deux espèces ont connu des mentions plus nombreuses que la moyenne historique soit les Dindons sauvages et les Jaseurs boréaux.
Comme on se dit parfois quand une sortie ornithologique est en deçà des attentes: si les oiseaux ne sont pas là, c’est qu’ils sont ailleurs! Pour notre recensement, il est facile de justifier ces résultats par la rigueur et la venue hâtive de l’hiver. De là l’importance de la tenue du Recensement des oiseaux de Noël pour accumuler des données sur lesquelles des tendances pourront être établies par des experts. De là découlent des actions mieux ciblées pour la protection des espèces sensibles et votre participation y contribue.